En Inde :
En 1969, dans un esprit de partage des problèmes du tiers monde, démarra modestement une double action reposant sur la longue amitié de deux couples : Nicole et Henri Durieux, à Pondichéry, où ils restèrent près de sept ans et Marie-Rose Carlié et son mari, Louis Fournier, à Paris. En Inde, des jeunes femmes démunies voulaient survivre et demandaient du travail. Elles savaient broder, Nicole Durieux savait dessiner et peindre : elles retrouvèrent ensemble une vieille technique admirable de broderies par applique, représentant des motifs de l'Inde ancienne.
En France :
Marie-Rose Carlié et son mari souhaitèrent leur créer des emplois et firent appel à de nombreux amis. Donner du travail suivi, en tiers monde, semblait essentiel, dans le respect des personnes et des cultures. Les panneaux brodés étaient admirables, ils révélaient l'Inde. Un élan extraordinaire ! L'action était née...
La suite...
Ville après ville, des équipes motivées prirent en charge des expositions de "l'Atelier Au Fils d'Indra" Elles se multiplièrent. A travers problèmes, difficultés et joies, la croissance continua : de 1969 à 1972, les brodeuses passèrent de 30 à 130 et, de 1972 à 1975, de 130 à 210. Actuellement, encadrement compris, 265 emplois sont assurés. Nous avons voulu pour ces femmes une véritable action de justice : elles sont des travailleuses avec des conditions de travail normales, des prestations sociales s'approchant de celles pratiquées en Europe (congés payés, congés de maladie, caisse d'urgence, etc.). Elles ont crèche, dispensaire, bourses d'études pour les enfants. En 1973, au départ d'Henri et de Nicole Durieux, l'Atelier se structura côté Inde : assistante sociale, comptabilité, secrétariat, étant devenus absolument nécessaires. Un encadrement très efficace fut mis en place par une direction indienne.
En 1982, l'action se constitua en association régie par la loi 1901, qui poursuit l'œuvre des fondateurs. L'Association emploie, depuis 1989, un seul salarié (ancien dessinateur de l'Atelier de Pondichéry), , dont le rôle est, entre autres, de bâtir avec les responsables locaux une équipe dans chaque ville et de faire le lien entre Pondichéry et la France.
Les expositions...
Dans chaque ville, 50 à 100 bénévoles (selon l'importance de la ville) se réunissent pour prendre en main la réalisation d'une exposition de ces toiles brodées. Ce sont les commandes recueillies lors de ces expositions qui font vivre les 265 familles. 160 toiles forment la collection, elles sont divisées en plusieurs styles :

la
première partie, consacrée à "l'Inde ancienne", compte des toiles issues de miniatures, de fresques et de poèmes anciens

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deuxième partie représente "l'Inde d'aujourd'hui" où, à travers l'art naïf, on découvre la vie quotidienne : fêtes, scènes de vie dans des villages, marchés, métiers, etc...

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troisième partie comprend l'art du "Mithila" (IVème siècle avant J.C.) et l'art des Kôlams (dessins que font quotidiennement les femmes dans les rues, devant leurs maisons)

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quatrième partie, purement esthétique, représente des oiseaux, des jardins et des fleurs.
Ces expositions permettent, à travers ces 160 modèles, de faire découvrir aux visiteurs un art ancestral qui vient d'une civilisation aussi riche que méconnue. C'est aussi l'occasion de leur parler de Pondichéry, cet ancien comptoir qui fut français jusqu'en 1955. Durant les mois de préparation, les bénévoles se familiarisent à la culture indienne pour la transmettre aux visiteurs.
Le soutien...
Les collectivités mettent gracieusement les salles à notre disposition. Les frais de publicité (tracts et affiches) sont pris en charge par les partenaires, ce qui permet d'envoyer à l'Atelier de Pondichéry le maximum d'argent récolté.
L'ATELIER AU FILS D'INDRA -
Association à but non lucratif - Loi 1901
32, rue Traversière -
75012 PARIS
Tél.et fax : 01.43.07.48.45 - Site Web : http://www.atelier-indra.org |